Marie des grèves ....

protection sociale .... secouons-nous !

mardi 10 mars 2009

Du gouvernement à l'OFCE, en passant par la Commission européenne et le Fonds monétaire international et de nos propres prévisions, on table sur un recul de 1,5 à 2% du PIB (richesses produites en une année) sans compter l'augmentation du déficit public (qui passerait de 5,6% à 6,3% du PIB) et de la dette de la France (73,9% à 85% du PIB). Il pourrait y avoir de 350.000 à 600.000 chômeurs supplémentaires. Le déficit de l'Etat pourrait s'élever à 104 - 120 milliards d'euros. Le "trou de la Sécu" pourrait atteindre 20 - 25 milliards d'euros. Bien évidemment, l'aggravation du "trou de la Sécu" sera essentiellement due à un écroulement des recettes. Toutes les prévisions font état d'un bond énorme des inégalités sociales de santé.

Qu'entend-on du côté du gouvernement, largement relayé par les principaux journaux économiques ? Passer la retraite à 65 ans, diminuer les retraites, réduction drastique des remboursements de soins par augmentation des franchises et des dépassements d'honoraires, fermetures accélérées des services et des établissement publics décrétés - sans débat contradictoire - non rentables, appel à genoux aux firmes multinationales de santé et d'assurance pour voler au secours de cette catastrophe annoncée… et bien sûr se féliciter d'avoir, enfin , supprimé la démocratie sociale et sanitaire pour pouvoir prendre les mesures autoritaires dans ce système de bonapartisme social (pilotage élyséen sans débat approfondi ni au Parlement ni avec les organisations syndicales, ni avec les associations agrées par le Ministère de la santé, comme l'UFAL par exemple, décisions unilatérales sans instances de délibération grâce aux Agences régionales de santé (ARS) de la loi Bachelot, etc.
« Liaisons sociales » prévoit un scénario-catastrophe. Tous les hauts fonctionnaires néolibéraux "opinent du bonnet" sur ce scénario-catastrophe.
Et pendant ce temps-là, des centaines de milliards d'euros sont distribués aux banquiers apprentis-sorciers, ceux-là mêmes qui ont piloté le crash financier et bancaire de l'année dernière et alors que nous savons tous que ces "plans" ne visent qu'à gagner du temps pour sauver les dirigeants néolibéraux, mais ne peuvent pas sauver ce système aussi pourri et toxique que les crédits qui sont l'une des causes de la crise. Rien ou presque rien n'a été fait et il n'est rien prévu de faire pour améliorer la répartition des richesses entre d'une part les revenus du travail et les cotisations sociales, et les profits de l’autre, répartition qui a été modifiée depuis 25 ans de 9,3 points de PIB par an (soit 170 milliards d'euros actuels par an) au détriment des premiers pour financer les revenus des actionnaires aux fins de continuer à nourrir la bulle financière pour qu'elle éclate encore plus fort. Tout est fait pour faire croire que l'on ne doit pas toucher à cette nouvelle répartition des richesses, mais que le peuple doit de plus en plus se serrer la ceinture et accepter un accroissement très important des inégalités sociales tant de santé que de revenus.
Et pourtant, nous disons, à l'UFAL, que le plan de crise, car il faut un plan de crise, doit contenir la volonté de modifier la distribution des richesses par un bouclier social efficace.


L'UFAL Union des FAmilles Laïques



10/03/2009
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