Marie des grèves ....

Ivry : du baume au coeur !!!!

article du 24 janvier : l'Humanité

Ivry, une ville rassemblée à gauche comme jamais

Municipales . Pour la première fois de l’histoire de la ville, la gauche dans toute sa diversité se rassemble autour de Pierre Gosnat.

« Ivry la belle, la rebelle », comme d’aucuns en parlent non sans fierté en paraphrasant la chanson Ma France, de Jean Ferrat, qui fut longtemps ivryen avant d’en être aujourd’hui citoyen d’honneur. Ivry est une ville qui bouge et se rassemble comme jamais dans son histoire, à la veille de ces municipales. Aux portes sud de la capitale, Ivry-sur-Seine est une ville qui, après avoir connu, comme beaucoup de ses consoeurs en région parisienne, une désindustrialisation massive avec des conséquences négatives sur ses ressources, sur la vie des habitants, a décidé de faire face avec une double ambition : préserver son caractère populaire et requalifier son environnement urbain, développer son dynamisme économique. Pour ce faire, la municipalité a su préserver les friches industrielles de la spéculation foncière et conserver ainsi la possibilité de construire du logement, de développer un potentiel économique important.

Trois grands projets sont mis en oeuvre par l’équipe municipale sortante, le réaménagement de la porte d’Ivry, qui ouvre sur Paris, la requalification de la RN305, qui traverse la ville, et, le plus important, sur Ivry-Port, un vaste projet de développement économique et urbain qui s’inscrit dans le cadre plus large d’une « opération d’intérêt national » mise en place par le gouvernement, appelée « Seine Amont » et qui concerne douze communes du Val-de-Marne.

Ces questions sont parmi celles qui sont au coeur des prochaines élections municipales. Élections pour lesquelles, et c’est une première dans l’histoire de la ville, pratiquement toutes les composantes de la gauche, le PCF, le PS, les Verts, les Radicaux de gauche, Lutte ouvrière, l’association Convergence citoyenne ivryenne et des personnalités de la vie locale, pour un tiers de la liste, se retrouvent unis derrière le maire communiste sortant, Pierre Gosnat. Le fait que celui-ci fut, en juin dernier, élu avec un score très large (plus de 69 % des voix), pour la première fois, député en remplacement du communiste Jean-Claude Lefort, a certainement contribué à cette union. Mais pas seulement. Les pratiques de gestion du maire y ont aussi grandement contribué.

Ainsi, le fait que les projets structurants pour la ville ont été le résultat d’un très large débat avec la population et de l’apport constructif de toutes les composantes de la gauche au sein du conseil municipal. Pierre Gosnat souligne que « cette union montre que, au fil du temps, malgré les tensions et les conflits, nous avons su concrétiser ce sentiment et cette volonté de construire ensemble un avenir pour notre ville ». Ce que confirme Chantal Duchêne, pour les Verts, en affirmant : « Dans l’opposition, en 1995 puis en 2001, nous avons appris à travailler ensemble, à construire des propositions communes », tandis que Nicolas Rameau, pour le PS, rappelle qu’« au-delà de notre solidarité dans la gestion, il y a urgence à s’unir face à la régression sociale sans précédent, mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy », thème qui traverse, pour une large part, les raisons des autres forces politiques qui, aujourd’hui, ont décidé de s’unir. Ainsi Gisèle Pernin, de Lutte ouvrière, qui affirme : « Face à la droite, même si la ville ne peut pas tout pallier, nous voulons contribuer à améliorer la vie des gens », et Serge Gayssot, pour le PCF, de remarquer : « Le rassemblement à Ivry s’élargit, ce n’était pas évident. Nos convergences ont pris le pas sur nos différences et nous avons su surmonter notre histoire. »

Lors de la présentation publique de la liste d’union, le 16 janvier, en présence de plusieurs centaines de personnes, de nombreux participants se faisaient l’écho, comme ce militant associatif, « qu’une telle union est extrêmement bien reçue dans la ville et favorise une véritable dynamique de rassemblement ». De son côté, Jacques Laloë, ancien maire (PCF), se disait « très heureux que face à la politique présidentielle, la prise de conscience a permis cette union très large ». Seule la Ligue communiste révolutionnaire, refusant l’union et les responsabilités électives, tente de faire cavalier seul. Et la droite ? Elle aura son candidat en la personne de Bruno Castelnau (UMP) qui tente, tant bien que mal, de rassembler l’opposition. Ce n’est pas chose aisée. Le Modem a, un temps, participé à ses réunions avant, comme l’avoue Bruno Castelnau, « d’être maintenant aux abonnés absents ». Organisant quelques réunions de quartier, le candidat de droite, ancien militaire reconverti en agent immobilier, tente de convaincre les déçus, de rassembler les critiques pour mobiliser son électorat. Pas facile ! La semaine dernière, réunissant une vingtaine de personnes dans le quartier du Petit Ivry, sa démarche se résumait à condamner une ville sale, à dénoncer le nombre d’employés municipaux, à regretter l’importance du logement social, à dénoncer un tissu économique laissé à l’abandon, et à expliquer : « Si je suis maire, il y aura une chasse aux sorcières à faire à la mairie pour renvoyer les amis communistes du maire », annonçant « qu’il faudrait remettre de l’ordre dans les services municipaux », avant de déclarer son intention « de revendre les terrains préemptés par la ville aux promoteurs pour construire des logements en accession privée ». Enfin lors de cette rencontre de quartier, Bruno Castelnau proclamait : « Sarkozy a la volonté d’aller jusqu’au bout de ce qu’il décide. Je suis d’accord avec lui. Si je suis élu, je ferai comme lui, à Ivry. » Tout un programme.

Max Staat


BRAVO CAMARADES !!!! Marie



25/01/2008
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