Marie des grèves ....

Les Princes du Silence

Les Princes du Silence

[Cette lamentation ne sauvera pas ce petit enfant ni les autres, ces "Princes du silence", les minorités régissant ce Monde devront être dépossédées de ce qui ne leur appartient pas. Monde égoïste...Putaing de Monde !]

Dédié Aux enfants de rue

Sous la ville il y a la vie, ce ne sont pas des insectes
et encore moins des rongeurs, ils sont les princes du silence
orphelins de gaieté, ils emplissent leur esprit de rêves
sous la ville, vivent des êtres sans défense
qui ont soif d’amour et non de violence

Sous la ville, il existe des enfants prophètes
qui écrivent des histoires, avec leurs mains de poètes
sous la ville, les savants marchent déchaussés
pendant qu’on annonce à la télé que l’on a sauvé un dinosaure

Refrain

Je ne demande pas l’impossible
je demande seulement de la volonté
je ne supplie pas des changements
que nous ne pouvons obtenir
ils méritent de vivre
ils méritent de rêver
Ils font partie de ce monde
pas à un monde de l’au-delà
je ne demande pas l’impossible
je demande seulement de la volonté
je ne supplie pas des changements
que nous ne pouvons obtenir
je ne veux pas d’un traité qui soit du vent
pour faire taire les voix
je demande une chose simple
cette chose simple est aimer

Sous la ville, les lutins marchent réveillés
dessinant entre les ombres toute la douleur de l’enfer,
des visages aveuglés par la foi, tristesse d’âmes sans maître
sous la ville, Pilato cache ses morts
sous la ville, il y a les Messies de nos temps

Sous la ville, vivent des êtres sans défense
qui ne jouent pas en Bourse, qui n’ont pas de portable
qui mangent les restes des autres et leur survie est de lutter
contre le mépris de ceux-là mêmes qui essaient de les ignorer

Répéter le refrain

De Miguel Angel Ribó Gutiérrez
1er prix international de poésie chantée
du prix NOSSIDE 2006

Motivations du Jury

Chanson touchante et expressive qui illumine les visages de tant d’enfants de rue, "les Princes du silence" qui vivent dans le "Royaume obscur des oubliés". La remarquable valeur du texte est appuyée par l’harmonieuse structure musicale de Iván Dominguez de la Hoz. Suivant la trace de la tradition de la "Nueva trova" [Nouvelle poésie] cubaine, l’œuvre est un hymne avec la marque d’une lamentation pour la vie noyée et méconnue de ces "petits orphelins de gaieté" qui "Sous la ville" vivent leurs jours sans défense en espérant seulement un geste d’amour et de compréhension. C’est un appel passionné aux puissants du Monde et à l’humanité entière afin que cesse leur oubli des millions d’enfants de rue qui vivent de "débrouillardise" dans les misérables périphéries des villes où règnent les gaspillages des minorités fortunées.

Trad. Esteban



De : Esteban
vendredi 14 septembre 2007

MERCI MON AMI, ESTEBAN !



17/09/2007
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